Charly et les juges d'instruction

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« Angolagate : Les révélations attendues de Pasqua ». Le titre du Figaro.fr cet après midi est un tantinet dérangeant. Oui, j’ai bien envie de me pincer le nez mais je ne sais pas trop la raison pour laquelle je dois le faire. Dans le premier cas, c’est le « pourquoi n’a-t-il rien dit avant » qui est un tout petit peu gênant. Le bonhomme connais les dossiers puants mais ne les balances que lorsqu’il est mis en danger (prison ferme en l’espèce). Dans le second cas, c’est la méthode de défense du bonhomme qui me répugne, remuer la merde dans le passé d’autres pour se faire couvrir par « les bonnes personnes » c’est ostensiblement dire au peuple « regardez bande de cons, je connais les bonnes personnes, je vous la mets bien profond ! » C’est l’archétype de la république à papa que Nicolas Sarkozy avait promis de détruire. Promis, on repassera.

La République est pourrie. On le savait. Le pouvoir est pourri. On le savait. Il est même pourri partout, dans tout les pays du monde. Se convaincre du contraire c’est être un brin candide.

Cette affaire n’échappe pas à la règle. Je n’ai même pas envie de débattre du fond du dossier. Il est d’abord bien trop complexe pour qu’un piètre blogueur se lance dans le procès d’untel ou d’un autre. Il est surtout tellement politique qui débecte le premier passionné « de la chose publique » venu. La seule chose qui m’étonne c’est la vivacité de cette affaire, qui remonte, comme par magie, dans les bottes déjà chargées de Chirac et de Villepin. Un peu comme si Cleastream n’ayant pas suffit à dézinguer les chiraquiens (Certains français voient même en Villepin la meilleure opposition actuelle !), l’Angolagate était envoyé comme seconde salve pour finir le boulot. Chirac et Villepin doivent avoir les fesses qui font bravo, les autres ? Il suffit qu’ils aient su prendre le bon wagon en 2007 en suivant NS plutôt que comploter avec les Chiraquiens. La politique c’est plutôt facile en fait, il faut toujours être du côté du plus fort.

En terme juridique, Marc Vasseur s’est fait un plaisir de décliner les délits pour lesquels Pasqua pourrait être condamné… il n’a pas totalement tord.

Un pour tous et Dieu pour les autres où l’omerta politique. Ennemis, couvrez-moi où tombons tous. A gerber. Pardon, Charles Pasqua est innocent. Même si sa conférence de presse tend plutôt à prouver le contraire… Bref, lorsque j’entends des débats passionnés sur Jean Sarkozy et tous ces autres sujets prépondérants comme le présence ou non de Sarkozy sur le mur de Berlin à la bonne date, je regrette, profondément, qu’il n’y eût seulement le dixième de ces débats pour l’annonce de la suppression du juge d’instruction.

Car qu’il s’agisse de Clearstream ou de cette affaire d’Angolagate, on oublie trop souvent que sans juges d’instructions, tout ce beau monde eût été bien tranquille.

Tes mots sur sa bouche

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Ils sont mignons, chez Kiwis. Quand un mec de gauche se bidonne avec un jeu, un libéral ne peut s'empêcher d'y participer. Devant tant de coopération entre les peuples pourtant ennemis, je ne peux que m'associer à ce qui pourrait rapidement devenir un bon moyen de se poiler avant le week-end.

Le principe ? Vous rendre chez H16, prendre connaissance des 8 photos postées et (re)venir lire mes propositions. Auparavant, vous serez bien sûr passé déposer votre contribution chez le créateur du concours, Frednetick.

1. "Et déguisée en Zidane ? Vous en bouffez de mes vaccins Grippe H1N1 ?"
2. Nkm: "Et donc Twitter c'est ce fabuleux outil qui va révolutionner la politique..."
3. "Putain, j'aurais pas du accepter de prendre "un" verre avec Jean-Louis moi..."
4. "Moué, bah la mémère Bachelot ca restera toujours de la mémère Bachelot"
5. [...] Aidez-moi !
6. "Un doigt ça va, c'est quand y'en a trois que..."
7. "Attendez, j'suis rentré avec mon moul' bite et la pompelup, tout l'monde me kiffé"
8. "Hep, toi là, ouais toi avec le balais, viens, tu vas le remplacer à Matignon"

A vous de jouer !

Attention Eric, ca va piquer

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Eric Besson avait cru bien faire. Lancer un "Grand débat sur l'identité nationale" en utilisant le net pour atteindre directement les citoyens, la démocratie participative, l'écoute du peuple, bref, vous voyez le genre quoi.

Sauf que le bon Eric, il a oublié un détail. Les affreux gauchistes, eux aussi utilisent Internet. Mieux, c'est le canal principal de contestation politique... Donc, fatalement, ils se sont rendus en masse sur ce merveilleux site participatif, tout joli joli, envoyant avis tranchés et réactions citoyennes plus ou moins virulentes. Normal, au moins autant que prévisible.

Le hic, c'est lorsque le plan comm' gouvernemental se met en route. Lorsque, par exemple, le porte parole Chatel avance des chiffres de participation et défend une ouverture totale à toutes les réactions. Vu du net, il est assez aisé de faire le comparatif des actes et des paroles... En l'espèce, c'est vrai que la rubrique "Vos contributions", c'est un peu bisounours land...

Les billets fleurissent sur la blogosphère. Je ne donne pas 24h à 20min, Rue89, Bakchich, Vendredi ou même Libé pour donner à ce bad buzz, toute la place qu'il mérite sur la place publique.

Et bim Eric, c'est cadeau.

Le plus inquiétant dans tout ça, c'est plus l'amateurisme du gouvernement en matière de communication sur Internet que le fond du sujet lui même... Non, non, on ne va pas reparler d'Hadopi...

PS: Ca à couté combien cette affaire ? Ah ? Bon si on a les moyens alors...

La Droite est morte, vive les Droites

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2002, cela fait 7 ans, 7 longues années que « les droites » cohabitent. La droite libérale, la droite chrétienne, la droite gaulliste, la droite conservatrice, la droite patriote, la droite molle... Ces droites, unies derrière une seule et même bannière, UMP. Une bannière en apparence solide, capable de faire l’union victorieuse en période électorale, mais fissurée en profondeur. Après ces 7 années, les dossiers s’accumulent et les scissions ne cessent de se préciser. Nicolas Sarkozy, l’OVNI politique a fait sauter valeurs, traditions et fondements idéologiques, tous sacrifiés sur l’autel de l’action, de la rapidité, du story telling et de la communication à outrance. Peut être a t-il oublié que la réflexion économique était majeure dans le processus de fondement de l'opinion du citoyen, que des valeurs découlaient la réflexion sociale, que la théologique débouchait sur le philosophique...

Avec lui, c’est la frange oubliée de l’ancienne droite qui est arrivé au pouvoir. Celle des « descendants » jamais vraiment en position pour être élu aux postes importants. Le camp des frustrés enfin couronné.

En 2 ans ½, Nicolas Sarkozy a joué avec l’idéologie de droite comme jamais personne ne l’avait fait avant lui. Cela débuta par le bling-bling qui rebuta tout ou partie des anciennes droites conservatrice et gaulliste. Cela se poursuivit avec le débat sur le travail le dimanche qui rendit la droite chrétienne quelque peu mal à l’aise. Les déséquilibres budgétaires, le creusement sans limite de la dette et le placement forcé du fils héréditaire inquiétèrent les libéraux. L’Angolagate puis l’affaire Clearstream pour fissurer la frange Gaulliste, encore, anciennement Chiraquienne et aujourd’hui bien souvent Villepiniste. Les affaires de mœurs de Frédéric Mitterand et les réactions hâtives de quelques ministres semblent avoir salement entaché le soutien, pourtant solide, de la droite conservatrice à son égard. Où que vous alliez à droite, tout le monde a désormais quelque chose à reprocher à Nicolas Sarkozy.

Fort de sa volonté de « faire » et de transcender tabous et schémas idéologiques préconçus, Nicolas Sarkozy a perdu sa politique dans le vague. Tantôt trop à gauche pour beaucoup, toujours trop à droite pour la gauche, plus rien désormais ne semble maintenir une logique entre les dossiers et les prises de position du Président.

Ailleurs sur les blogs, l’on se questionne sur la disparition progressive de tout soutien de blogueurs à Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas une surprise, il faut avoir le cœur bien accroché et les opinions très flexibles pour pouvoir suivre le rythme de Sarkozy un jour ici, l’autre là, reniant parfois des principes idéologiques portés la veille en fanfares… Pour grossir le trait, j’aurais même tendance à dire qu’il me semble aujourd’hui difficile de défendre un raisonnement personnel équilibré en matières économique, social ou politique tout en se réclamant du Sarkozysme.

Certes, nous sommes au milieu du pont. C’est aujourd’hui que peuvent être donnés les coups politiques les plus tordus, trop longtemps après une élection majeure pour que la « masse » se souvienne des promesses d’hier et trop tôt pour qu’elle sanctionne, le moment venu, le pouvoir fautif.

Les polémiques se succèdent à rythme échevelé, les flingues sont de sortie, c’est à se demander si la droite unie résistera. C'est le grand retour de la Droite la plus conne du Monde. Le vote par défaut a encore de beaux jours devant lui.

24h chrono

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Une "info" dénichée pour nous par mon confrère Kiwisien H16, libéral de service et blogueur plein d'humour. Ses papiers sont toujours délicieux.

Cette affaire l'est un peu moins, délicieuse. Je vous laisse lire le contenu de l'article publié par le Nouvel Obs.

Sur Twitter, Marc Vasseur, pointe mon cynisme. Il a raison, cette affaire ne me choque pas. C'est la Loi. Dans certains cas, la Loi peut être modifiée. En l'espèce, et dans quelques autres cas, la question mériterait d'être posée sérieusement. Dans un sens, j'éprouve un certain malaise à ce que mon pays "expulse" une immigrée, fut-elle sans papiers, qui a fait l'effort (visiblement) de se fondre dans la société française en adoptant ses codes et ses fonctionnements, disposant de diplômes reconnus par l'Education Nationale et sur la voix royale pour obtenir un diplôme dont la spécialité (comptabilité) trouve des offreurs sur le marché du travail. Certains présenteront les textes de lois pour expliquer ce fait, ils auront raison. Cyniquement, je trouve cela quelque peu piquant que la France ait mobilisé des moyens pour former des travailleurs que cette même France s'empresse ensuite d'expulser... Bref, certains autres rétorqueront que la France n'a pas vocation à "sélectionner" ses immigrants en expulsant les plus faibles, sans travail ni situation stable au profit des travailleurs ou tout autre diplomés.

Il y a débat. Il faut qu'il y ait débat.