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Faits et (surtout) gestes autour de la dette

Jean-Michel Apathie tient un blog. Parfois, il traite de sujets intéressants. Ce matin, il s'est attaché à décrypter l'engagement de la France à revenir dans les clous du traité de Maastricht (pour lequel elle a voté, faut-il le rappeler) en 2013. Soyez rassurés, pas grand monde n'y croit. D'autant que Woerth a d'ores et déjà annoncé que la barre ne serait atteinte que dans l'hypothèse d'une croissance économique "forte". Ce qui correspond à dire que nous ne tiendrons pas nos engagements. Mais cela, on s'en doutait un peu... D'autant que ça ne sera pas la première fois.

Apathie donc, qui monte souvent au front pour fustiger la politique fiscale plus que laxiste de nos gouvernants a trouvé une conclusion à son billet du jour que je trouve forte à propos. Aussi vais-je honteusement la copier/coller ici bas.

"Voilà qui modifie tout dans le champ de la politique. Et surtout, voilà qui bouleverse tout. Nous sommes si peu habitués, en France, à intégrer les contraintes de l’économie, nous sommes tellement persuadés, au plus profond de nos consciences, que la volonté politique peut tout bousculer, que nous nous trouvons déstabilisés par cette évolution soudaine, et jusqu’ici faiblement commentée, de la situation financière et monétaire mondiale. Il faudra pourtant nous le mettre dans les têtes: les jours les plus durs sont devant nous, et pas derrière."

Sur ce point, difficile de faire plus juste. Dans cette citation, je remplacerai peut être "la volonté politique" par "l'Etat" mais par simple coquetterie...

Woerth ne tiendra donc pas parole. Il n'empêche. Son intervention dans le quotidien Les Echos daté d'hier détonne :

"Il faut un signal politique fort sur la réduction du déficit public. Je suis favorable à ce que l'on affiche des règles plus contraignantes, sur le solde budgétaire et sur le niveau des dépenses publiques, dans un texte qui aurait une portée supérieure à une loi 'classique"

Vous ne rêvez pas, un homme politique français (et de droite qui plus est...) semble envisager l'inscription de "limites" en matière de déficits publics et de dettes directement dans la Constitution. Ce ne sont que des mots certes, mais eût égard à la désormais longue tradition du déficit et de la dette en France, ces quelques mots font plaisir (notamment à mon ami H16).

De là a ce que le pays accepte de limiter constitutionnellement son rythme de vie, il y a tout de même un monde que nous ne sommes pas prêts de franchir mais que nos amis Allemands ont d'ores et déjà actés. Eux.
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Vol à main armée

Ce titre, c'est un pote à moi qui l'a trouvé hier soir. Je le trouve fort à propos. La France s'est donc qualifiée pour la coupe du monde en Afrique du Sud. Ouahou. En jetant un oeil dans les chapeaux probables, on s'aperçoit vite que l'on ne devrait pas bronzer longtemps sur les plages Africaines en Juin prochain. Mais bon... L'important, comme dirait l'autre, c'est de participer.

En ouvrant L'Equipe ce matin, il règne comme un doux parfum de soulagement éhonté. Soulagement, forcément compréhensible, des sponsors qui s'affichent en grande page dans les quotidiens en "remerciant" les bleus et en louant des valeurs sportives qui, hier soir, n'avaient pas leurs places au Stade de France. Les ravages de la publicité à l'ancienne. La honte, oui, d'oser un tour d'honneur en telles circonstances, Giovanni Trapatoni, sélectionneur Irlandais, a donné une leçon de classe et d'humilité à nos instances dirigeantes qui n'ont même pas consentis à aborder cette main, qu'elle fut Divine ou pas.

Depuis hier soir il y a la stupidité, aussi, de ceux qui moquent un sport en pointant ses faiblesses. Honte d'être français disent-ils. Avoir honte de l'attitude des joueurs et de nos instances est une chose. Avoir honte du but et de l'erreur en est une autre. Le football n'est pas le rugby, le handball, le volleyball, les règles y sont différentes et, de tout temps, l'erreur d'appréciation arbitrale y a pris toute sa place. Ces réactions sont stupides, d'autant que le Rugby fonctionne la majorité du temps sur l'appréciation humaine de l'arbitre sur les phases de ruck par exemple, le handball est soumis, lui aussi, et au moins autant que le foot, à l'erreur arbitrale lorsqu'il s'agit de signaler des passages en forces, des coups francs et autres fautes... Les filles de l'équipe de France (de mémoire) pourraient en témoigner. Il n'empêche, cela n'explique pas tout. Et l'utilisation, dans des tels matchs aux enjeux économiques et humains faramineux, de la vidéo pourrait être d'un grand secours. Bref, stop à la connerie.

Erreur il y eut. Qualification dans la poche, l'équipe de France doit se tourner vers le mondial en Juin prochain. Avec Domenech bien sûr, Escalettes, aussi, avec l'attaquant de Toulouse titulaire et celui du Real sur le banc, avec des attaquants axiaux sur les côtés, et deux milieux récupérateurs quelle que soit la situation.

Ca s'appelle un bordel et ce n'est pas une main, si efficace soit-elle, qui remettra les bleus dans le bon chemin.
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Charly et les juges d'instruction

« Angolagate : Les révélations attendues de Pasqua ». Le titre du Figaro.fr cet après midi est un tantinet dérangeant. Oui, j’ai bien envie de me pincer le nez mais je ne sais pas trop la raison pour laquelle je dois le faire. Dans le premier cas, c’est le « pourquoi n’a-t-il rien dit avant » qui est un tout petit peu gênant. Le bonhomme connais les dossiers puants mais ne les balances que lorsqu’il est mis en danger (prison ferme en l’espèce). Dans le second cas, c’est la méthode de défense du bonhomme qui me répugne, remuer la merde dans le passé d’autres pour se faire couvrir par « les bonnes personnes » c’est ostensiblement dire au peuple « regardez bande de cons, je connais les bonnes personnes, je vous la mets bien profond ! » C’est l’archétype de la république à papa que Nicolas Sarkozy avait promis de détruire. Promis, on repassera.

La République est pourrie. On le savait. Le pouvoir est pourri. On le savait. Il est même pourri partout, dans tout les pays du monde. Se convaincre du contraire c’est être un brin candide.

Cette affaire n’échappe pas à la règle. Je n’ai même pas envie de débattre du fond du dossier. Il est d’abord bien trop complexe pour qu’un piètre blogueur se lance dans le procès d’untel ou d’un autre. Il est surtout tellement politique qui débecte le premier passionné « de la chose publique » venu. La seule chose qui m’étonne c’est la vivacité de cette affaire, qui remonte, comme par magie, dans les bottes déjà chargées de Chirac et de Villepin. Un peu comme si Cleastream n’ayant pas suffit à dézinguer les chiraquiens (Certains français voient même en Villepin la meilleure opposition actuelle !), l’Angolagate était envoyé comme seconde salve pour finir le boulot. Chirac et Villepin doivent avoir les fesses qui font bravo, les autres ? Il suffit qu’ils aient su prendre le bon wagon en 2007 en suivant NS plutôt que comploter avec les Chiraquiens. La politique c’est plutôt facile en fait, il faut toujours être du côté du plus fort.

En terme juridique, Marc Vasseur s’est fait un plaisir de décliner les délits pour lesquels Pasqua pourrait être condamné… il n’a pas totalement tord.

Un pour tous et Dieu pour les autres où l’omerta politique. Ennemis, couvrez-moi où tombons tous. A gerber. Pardon, Charles Pasqua est innocent. Même si sa conférence de presse tend plutôt à prouver le contraire… Bref, lorsque j’entends des débats passionnés sur Jean Sarkozy et tous ces autres sujets prépondérants comme le présence ou non de Sarkozy sur le mur de Berlin à la bonne date, je regrette, profondément, qu’il n’y eût seulement le dixième de ces débats pour l’annonce de la suppression du juge d’instruction.

Car qu’il s’agisse de Clearstream ou de cette affaire d’Angolagate, on oublie trop souvent que sans juges d’instructions, tout ce beau monde eût été bien tranquille.
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Tes mots sur sa bouche

Ils sont mignons, chez Kiwis. Quand un mec de gauche se bidonne avec un jeu, un libéral ne peut s'empêcher d'y participer. Devant tant de coopération entre les peuples pourtant ennemis, je ne peux que m'associer à ce qui pourrait rapidement devenir un bon moyen de se poiler avant le week-end.

Le principe ? Vous rendre chez H16, prendre connaissance des 8 photos postées et (re)venir lire mes propositions. Auparavant, vous serez bien sûr passé déposer votre contribution chez le créateur du concours, Frednetick.

1. "Et déguisée en Zidane ? Vous en bouffez de mes vaccins Grippe H1N1 ?"
2. Nkm: "Et donc Twitter c'est ce fabuleux outil qui va révolutionner la politique..."
3. "Putain, j'aurais pas du accepter de prendre "un" verre avec Jean-Louis moi..."
4. "Moué, bah la mémère Bachelot ca restera toujours de la mémère Bachelot"
5. [...] Aidez-moi !
6. "Un doigt ça va, c'est quand y'en a trois que..."
7. "Attendez, j'suis rentré avec mon moul' bite et la pompelup, tout l'monde me kiffé"
8. "Hep, toi là, ouais toi avec le balais, viens, tu vas le remplacer à Matignon"

A vous de jouer !
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